TÉMOIGNAGES

Je tiens à vous dire que je me souviens encore le jour où je suis arrivée à votre association, au tout début de ma grossesse, j’étais très mal, j’étais au plus bas, je ne savais pas quoi faire mais quand je suis arrivée à votre association, je me suis sentie accueillie, écoutée et comprise.
Du coup ça m’a donné envie de revenir car je ressors toujours avec un sentiment de bien-être. Sachez que les personnes comme moi ont besoin de vous, merci pour votre gentillesse, votre écoute et votre compréhension et sans jugement.

Je tiens à remercier toutes les personnes qui travaillent à cette association vous êtes vraiment des personnes adorables. Je tiens aussi à remercie la directrice Marie Claire.
Réjane, je tiens à vous remercier particulièrement je me suis sentie tellement à l’aise avec vous, vous m’avez épaulée, vous m’avez aidée avec des séances de socio esthéticienne.

Vous faites du bon boulot merci beaucoup pour votre travail et votre gentillesse.
Et ce qui me touche Personnellement c’est de voir l’amour et la considération que vous donnez à ce travail et aux personnes qui viennent à l’institut.

Merci d’être là et merci d’exister merci pour cette association et merci aux donateurs qui sont derrière et qu’on ne voit pas forcément. Les Orchidées Rouges m’ont redonné de l’espoir et m’ont permis d’avoir confiance en la vie et d’avancer.

Aïssatou, Bordeaux

Je m’appelle Rachel, je suis née et je vis en Côte d’Ivoire.
J’ai été victime d’excision. Je vis avec des séquelles psychologiques et physique de cette pratique. Il n’existe aucune structure de prise en charge des femmes excisées en Côte d’Ivoire. J’ai découvert l’association les orchidées rouges sur Facebook. Cette dernière m’apporte écoute et conseils à distance et cela m’aide énormément. Je tiens à remercier toute l’équipe des orchidées rouges et j’espère de tout coeur que vos activités se développeront bientôt en Côte d’Ivoire.

Rachel, Côte d’Ivoire

Je m’appelle Kalis, originaire du Mali, j’ai 30 ans. Je suis née et j’ai grandi en France. Je n’ai pas de souvenir de mon excision, j’ai été excisée durant ma petite enfance et ne l’ai découvert qu’à l’adolescence vers 14-15 ans. J’en ai beaucoup voulu à ma mère au départ puis j’ai découvert qu’une opération existait, je savais alors que je me ferais opérer tôt ou tard. Le malaise était important lorsque je rencontrais un partenaire car je me sentais dans l’obligation d’expliquer que j’étais mutilée avant d’envisager un rapport sexuel. Cela me fragilisait dans mon être. Je n’avais pas de problème de plaisir.Entre mes 20 et 24 ans, j’avais entamé deux fois une procédure de reconstruction physique. C’est à mes 29 ans que j’ai entamé une nouvelle fois les démarches. Cette fois-ci c’était différent, c’était devenu un objectif personnel. J’étais sereine mais déterminée à récupérer ce qui m’appartient. Je suis rentrée en contact avec l’association les orchidées rouges en septembre 2018. J’ai été opérée en mars 2019. Tout s’est bien déroulé, la convalescence a été rapide et sans douleur. Je suis maintenant une femme complète !

Kalis, France

Je m’appelle Aminata,
Je suis née et j’ai grandi en Guinée Conakry.
J’ai été victime d’excision à l’âge de 6 ans et j’ai été mariée de force à 6 ans.
Mon père est décédé et mon oncle qui devait s’occuper de moi m’a donnée en mariage à un Monsieur. Avant de rencontrer les orchidées rouges, j’ai rencontré des professionnels de santé qui ne comprenait pas ce dont je souffrais. J’ai trouvé écoute et bienveillance à l’association les orchidées rouges depuis février 2019. J’avais des kystes dans ma vulve et régulièrement des douleurs fortes. J’ai bénéficié de la chirurgie réparatrice de l’excision en février 2020. Je vis enfin une vie normale, sans douleurs atroces .

Aminata, France

 Mes parents disent qu’on nous excise pour avoir un bon mariage. Est-ce vrai?

Adja en classe de 6e à Korhogo
(Côte d’Ivoire)

Je crois que l’excision n’est pas une bonne chose parce que j’en ai été victime à l’âge de 8 ans. Quand j’entends mes camarades en parler je me sens gênée et j’ai honte de moi. J’ai tellement mal

Assita en classe de 4e à Korhogo
(Côte d’Ivoire)

J’ai été excisée, je pensais que c’était une bonne chose mais ce matin, je viens juste de comprendre que nos parents nous font du mal en nous excisant grâce à votre intervention. Je me sens frustrée et différente des autres filles. Que dois-je faire pour me sentir bien et oublier ce mal qui est en moi?

Yiré en classe de 3e à Korhogo
(Côte d’Ivoire)

J’ai 22 ans, je suis mariée depuis l’âge de 15 ans et j’ai une fille. J’ai repris mes études que j’avais arrêtées à cause de mon mariage. J’ai voulu reprendre mes études car mon mari se moque de moi et aussi parce que je veux avoir un avenir. Je ne ressens rien lorsque je fais l’amour avec lui. Je sais même pas si un homme est à côté de moi. Quelle est la différence entre une femme excisée et une femme non excisée au niveau sexuel ?

Kady, en classe de 3e à Korhogo
(Côte d’Ivoire)